Les cellules souches porteuses d’immortalité

Pourquoi certains animaux tels que le triton ou l’hydre ont-ils la capacité de régénérer un membre, alors que d’autres animaux et en premier lieu, l’homme, n’en sont pas capables ? Comment nos cellules souches embryonnaires se différencient-elles pour former chacun des organes spécifiques ? Est-il possible de travailler sur les cellules souches d’un adulte ? Quelles sont les perspectives de la découverte de cellules souches de tumeurs malignes ? Réponses dans le livre de Nicole Le Douarin, Secrétaire perpétuel honoraire de l’Académie des sciences : Les cellules souches porteuses d’immortalité (Ed. Odile Jacob, 2007).

Avec le travail sur les cellules souches, les chercheurs sont aujourd’hui à la veille de pouvoir réactiver les mécanismes de la régénération pour « rénover » des organes lésés.
Nicole Le Douarin développe quelques thèmes de son ouvrage :

– 1. Pourquoi certains animaux tels que la planaire, l’hydre… ont la capacité de régénérer un membre, alors que d’autres animaux et en premiers lieu, l’homme, n’en sont pas capables ?

– 2. Les cellules souches chez les adultes : il a été découvert que tous nos tissus contenaient des cellules souches et que nos organes en tiraient une capacité de renouvellement plus ou moins importante selon l’organe. (C’est le cas des cellules sanguines, renouvelées tous les 120 jours, des cellules de la peau, qui se régénèrent tous les 21 jours, de l’hépitélium de l’intestin…)

– 3. Les cellules souches du cerveau : contrairement aux idées reçues, les neurones ne meurent pas tous au cours de notre vie. A été découverte récemment, l’existence de cellules souches capables de renouveler les neurones du sytème nerveux central des adultes, chez les vertébrés supérieurs, ou d’en augmenter le nombre.

– 4. Les cellules souches du cancer : l’hypothèse développée récemment par Irving Weissamnn est basée sur l’étude des tumeurs de cellules sanguines. La plupart des tumeurs malignes ont pour origine une ou des cellules souches capables d’auto-renouvellement. La cellule fondatrice de la tumeur aurait acquis, à la suite de mutations successives, des caractéristiques génétiques anormales qu’elle perpétuerait ensuite dans sa descendance, ne conservant le pouvoir d’auto-renouvellement que lui confère son origine.

– 5. Éthique et cellules souches embryonnaires
En matière de clonage thérapeutique, la pratique du chimérisme peut être discutable sur un plan éthique. Il s’agit en effet de prendre l’ovocyte d’un animal (lapin, vache), d’en retirer le noyau pour ne garder que l’enveloppe, et de le féconder avec un gamète mâle humain. Pourquoi ne pas prendre un ovocyte humain ? Tout simplement parce que la méthode de prélèvement de gamète chez la femme reste difficile, et intrusive.

A voir aussi : http://www.canalacademie.com/ida2404-Les-cellules-souches-porteuses-d-immortalite.html

Georges Vignaux

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A propos georgesvignaux

Directeur de recherche honoraire au Centre national de la recherche scientifique, Paris. Docteur d'Etat en linguistique et sciences cognitives (Paris7) Directeur de programmes en langage et cognition et nouvelles technologies de communication Chevalier dans l'Ordre national du Mérite

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